Sorour : Abolition de la loi martiale et mis en vigueur de la loi anti-terroriste

L'Article 88, qui stipulera la création d'une commission supérieure de surveillance judiciaire sur les élections parmi les magistrats et les personnalités publiques, sera mis en vigueur après l'acquiescement des élections semestrielles du Conseil Consultatif, a annoncé le 15 mars 2007 le président de l'Assemblée du peuple, Dr. Fathi Sorour.

Au cours de la conférence, tenue par le PND, sous la présidence du secrétaire général de la Capitale, Dr. Mohammad El-Ghamraoui, Sorour a affirmé que la loi anti-terroriste, qui doit être promulguée avant juin 2008, ne sera pas un duplicata de la loi martiale, mais une alternative au cas d'urgence, et que cette loi ne limitera pas les libertés des citoyens, car elle sera appliquée seulement au cas de crimes commis. Il a nié toute modification de la préface de la Constitution, étant un document historique qui date de 1971 et non pas un texte juridique, comme il a démenti tout article dans la Constitution imposant la nomination d'un vice-président de la République.

Selon Sorour, les amendements n'interviennent guère à la liberté de culte, mais visent à séparer entre la religion et la politique. Il a confirmé le droit des indépendants à présenter leurs candidatures, conformément aux Articles 5 et 76.

Le responsable parlementaire a indiqué que l'Article 2, stipulant que la Charia est la source principale de législation, ne s'oppose pas au recours à d'autres sources, soulignant que les amendements constitutionnels tiennent a priori à ancrer la démocratie, en divisant le pouvoir exécutif entre le chef d'Etat et le cabinet, et en permettant au Parlement de surveiller le gouvernement.

Il a ajouté que la substitution du "socialisme" par "l'équité sociale" fraie la voie devant les nouvelles générations à établir le système économique convenable.