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Communiqué du Parti El-Wafd
Le Haut Comité du Parti El-Wafd a approuvé le communiqué politique présenté par Mahmoud Abaza, président du Parti, sur les amendements constitutionnels proposés.
Le communiqué a confirmé les constantes du Parti représentées par l'élection d'une assemblée constituante chargée de rédiger la Constitution.
Le communiqué a précisé que le Parti El-Wafd veillera au cours de la période prochaine, à établir un dialogue sociétal élargi, en vue de sensibiliser les masses à la question constitutionnelle et créer une convergence de vue nationale relativement à la réforme constitutionnelle et politique.. Ci-dessous le texte du communiqué :
Conformément à l'évaluation de principe des amendements proposés, El-Wafd annonce son appui aux amendements qui satisfont les requis de la Nation, à savoir :
1- L'amendement des articles qui imposent une idéologie déterminée, surtout en ce qui concerne les systèmes économique et social.
2- Substituer le terme de à la formule les du peuple, pour éviter toute distinction entre les catégories du peuple.
3- Insister sur l'interdiction de la formation d'un parti politique à base de lreligion, de sexe ou de race.
4- Amendement des articles (62) et (94) pour que le législateur ait le droit de choisir le système électoral susceptible d'assurer une représentation équitable des partis politiques dans les conseils élus, et de permettre à la femme d'assumer un rôle d'acteur dans la vie politique à travers son membership aux Conseils élus.
5- Amendement des articles (115) et (118) pour que l'Assemblée du Peuple ait le droit de modifier le projet du budget public et de confirmer son droit de contrôle des ressources et de la dépense.
El-Wafd appuie l'amendement proposé des articles 127 , 133 , 136 , 194 et 195, de sorte à renforcer le rôle législatif et de contrôle du Parlement.
6- Amendement des articles (138) et (141) pour consolider et élargir les attributions du Conseil ministériel.
7- L'amendement de l'article (173) concernant la suppression du Conseil suprême de la magistrature pour confirmer l'indépendance du pouvoir judiciaire, ainsi que la suppression du système du procureur général socialiste pour sauvegarder l'unité de la magistrature.
8- Accorder au Conseil consultatif des prérogatives législatives, ce qui constitue un pas vers le système des deux conseils, qui garantit la discipline du mécanisme législatif et la stabilité de l'édifice constitutionnel et juridique de la patrie.
En contrepartie, El-Wafd réitère son attachement à quelques attitudes relatives à ces amendements, comme suit :
1- La nécessité de maintenir les articles de (40) à (63) pour protéger les libertés publiques et privées. Toute loi anti-terroriste ne doit pas porter atteinte au principe du contrôle de la magistrature considérée autorité chargée de la protection des libertés, afin que la loi d'urgence ne fasse pas partie de la Constitution.
2- Le maintien de l'article 74 est considéré inutile, vu la facilité de déclarer l'état d'urgence.
3- L'amendement proposé de l'article (76) est insuffisant pour assurer la sincérité de la candidature à la présidence de la République.
4- L'article (77) doit récupérer son texte original avant son amendement en 1980, de sorte à déterminer deux mandats seulement de la présidence, pour se conformer au système républicain et à la tendance prévalant dans les constitutions modernes, et assurer la rotation du pouvoir à travers l'urne électorale.
5- L'amendement de l'article (88) ne doit pas porter atteinte à la supervision judiciaire sur toutes les étapes du processus électoral.
6- La nécessité d'amender l'article (89) de sorte à imposer aux membres de l'Assemblée du peuple de ne pas occuper d'autres postes, pour réaliser le principe de la séparation des pouvoirs.
7- Confier à la magistrature seule la compétence de trancher l'authenticité du membership des conseils élus, pour assurer la régularité du processus électoral.
Le communiqué affirme que le Parti El-Wafd recommande d'appliquer progressivement le système de la décentralisation, pour ne pas confier aux municipalités des responsabilités qui leur sont insupportables au moment actuel.
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