Les Partis National, Nassériste, El-Wafd et le Rassemblement :
Les amendements constitutionnels font "l'objet de convergence"
Les membres des Partis National, Nassériste, El-Wafd et le Rassemblement se sont mis d'accord sur le fait que les amendements constitutionnels ont fait "l'objet de convergence" et que la divergence concernant les détails est "normale" et peut avoir lieu au sein du Parti National, mais la décision définitive se plie à la volonté de la majorité et à la "voix du peuple".
Ces déclarations ont été faites au cours du colloque des "Amendements constitutionnels.. l'opinion et l'autre opinion", tenu le 5/2/2007, dans le cadre des activités du Salon culturel du palais de l'Emir Taz, avec la participation du Dr. Ramzi El-Cha'er, professeur de droit constitutionnel, du Dr. Sayed El-Badawi, membre du haut comité du Parti El-Wafd , de Hussein Abdel-Razek, Secrétaire général du parti du Rassemblement, et de Sameh Achour, vice-président du parti Nassériste. Ce colloque a été géré par Sawsan El-Doweik.
Dr. Abdel-Ahad Gamal Eddine, chef de la majorité dans l'Assemblée du Peuple, a demandé aux partis politiques et aux institutions de la société civile d'investir l'invitation du Président à amender la Constitution, car elle est la voie idéale qui conduit à la réalisation de l'équilibre entre les pouvoirs, et un pas vers l'adoption d'un système électoral qui assure une meilleure représentation de la femme, qui sauvegarde l'indépendance de la magistrature et qui supprime l'état d'urgence.
Dr. Sayed El-Badawi a démenti que le Parti El-Wafd avait invité à la formation d'une assemblée nationale pour établir une nouvelle constitution. Il a précisé que cette proposition n'était pas à considérer en ce moment surtout que la Constitution déterminait les moyens d'en amender un ou plusieurs articles. Il a ajouté qu'El-Wafd avait approuvé le principe des amendements tout en exprimant quelques réserves dont la plus importante est celle de la nécessité d'intégrer à la Constitution, le principe du multipartisme et de rotation du pouvoir, seul moyen pour sauver la vie partisane en Egypte.
Hussein Abdel-Razek s'est félicité de la suppression des articles socialistes de la Constitution. Dr. Ramzi El-Cha'er a signalé que les amendements constitutionnels jouissaient de quelques points positifs et répondaient à plusieurs requis des partis, tels l'augmentation des compétences de l'Assemblée du Peuple et du Conseil ministériel, la transformation du socialisme en système de marché ouvert, et le renforcement de la supervision judiciaire de sorte à assurer la neutralité et la régularité des élections.
|